Seule ou avec un(e) partenaire les plaisirs clitoridiens peuvent mener à l’orgasme…

Le clitoris un organe sensible

Le clitoris est un organe très sensible en raison du nombre de capteurs sensitifs qu’il contient. Il préfère bien souvent une stimulation délicate, à des gestes trop appuyés.

Il peut être stimulé par de multiples moyens : les doigts, les lèvres, la langue (autrement dit le cunnilingus),… La tige clitoridienne peut également être sollicité. En caressant les deux côtés du vagin où se situent les racines du clitoris, on peut également provoquer de réelles sensations de plaisir. Il est sensible aux vibrations. Il s’exalte également a la chaleur, au souffle…
A chacun d’être créatif pour profiter pleinement de ce plaisir!

Dès le plus jeune âge, c’est par l’auto-caresse de ce petit organe que la femme peut érotiser son corps.

Le clitoris et le partenaire

Le plaisir clitoridien est un acte de délicatesse. Il nécessite de se sentir à l’aise avec son/sa partenaire. Exprimer ses ressentis lors des caresses peut permettre à chacun d’aller au plus près de son plaisir.
Pouvoir dire ce que l’on aime et ce que l’on n’aime pas est important.
Pouvoir dire lorsque nous ne sommes pas d’accord avec une pratique sexuelle est un droit.

Orgasme et anorgasmie

Définitions

L’orgasme est le point culminant de l’excitation sexuelle, caractérisé par des sensations physiques intenses.

L’anorgasmie est une incapacité à atteindre l’orgasme et survient chez environ 10 % des femmes. L’anorgasmie peut être dite primaire (la femme n’a jamais atteint l’orgasme d’aucune façon) ou secondaire (la femme a déjà connu l’orgasme à un point dans sa vie).
Elle peut aussi être globale (aucun moyen ne permet de parvenir à l’orgasme) ou circonstancielle (l’orgasme peut être atteint dans certaines situations, mais pas dans d’autres ; par exemple, par la stimulation manuelle, mais non par les rapports sexuels).
source : société des obstétriciens et gynécologues du canada

A chaque fois ?

Une femme :

  • peut avoir un orgasme sans le savoir, dans le sens ou elle peut ne pas sentir la contraction des muscles de son plancher pelvien. Elle atteint toutefois un sommet d’excitation après lequel elle se sent détendue et satisfaite, le même sentiment que connaissent d’autres femmes après l’orgasme.
  • peut connaître une grande excitation sans atteindre l’orgasme et se sentir parfois tendue ou ressentir un inconfort douloureux au niveau du pelvis.
  • n’a pas forcément un orgasme à chaque rapport sexuel.
  • peut ne pas atteindre l’orgasme par pénétration.
  • peut avoir eu un orgasme et ne plus y arriver (les causes peuvent être médicales, médicamenteuses, psychologique…)
  • n’ayant jamais atteint l’orgasme, n’a peut-être tout simplement pas appris le genre et la durée de stimulation dont elle a besoin, pour l’atteindre.

Le mot « frigide » est à bannir, puisque comme nous venons de le voir ci-dessus l’orgasme n’est pas un but en soi. Ce qui est important c’est de savoir si l’expérience sexuelle que l’on vit est satisfaisante.

Ce qui favorise l’orgasme féminin

  • être détendue
  • pouvoir dire à son/sa partenaire ce que l’on aime ou pas
  • resserrer et relâcher les muscles du plancher pelvien au moment où l’on se sent prêt d’avoir l’orgasme, cela peut le déclencher
  • osez demander à son/sa partenaire qui aurait déjà atteint l’orgasme de continuer à vous stimuler, cela n’a rien d’égoïste.

Se masturber est-il normal

OUI !

Définition 

La masturbation est une excitation des organes génitaux, qui peut être pratiquée par la personne elle même ou par un partenaire et qui a pour but de donner du plaisir.

La masturbation : un geste inné

Et oui déjà in-utero le fœtus a des gestes de caresse sur ses organes génitaux.

Rosemonde Pujol dans son livre « Un petit bout de bonheur » fait référence à deux médecins :

  • Le docteur Jean-Marie Delassus, qui a pu observer que le foetus de 6 à 9 mois explore son corps et se caresse les parties sensibles dont le clitoris.
  • Un médecin néonatalogiste qui décrit « une érection innée naturelle donc non voulue, non provoquée mais qui atteint la libido, la volupté, avec le toucher des minuscules mains qui tâtonnent ».

Se masturber ça fait quoi ?

ça fait du bien !

Le mot qui s’adapterait le mieux à la description du bonheur que suscite l’érection de notre clitoris, par Rosemonde Pujol, extrait de son livre « Un petit bout de bonheur » :
« Jouissance ? trop imprécis. Plaisir ? mot commun : il s’applique a mille choses. Jubilation ? c’est mieux mais pas satisfaisant. Enchantement ? pas assez de place a la chaire. Voluptueux ? pas assez de place à la pensée. Et ataraxie ? pourquoi pas ataraxie ? le calme, la sérénité, la quiétude. C’est a peu près la sensation où nous mènent la sensitivité et l’imagination provoquées par les caresses. Nous trouvons plus précis encore pour dénommer, définir, l’orgasme engendré par le clitoris : l’euthymie (qui n’existe plus dans les dictionnaires du XXI è siècle), un état d’immatérialité, sans temps ni lieu. Une collusion pure du physique et du psychique. Indicible. »

ça détend !

femme détendu 2

ça augmente la durée de vie !

Rosemonde Pujol dans son livre « un petit bout de bonheur » rapporte que les gynécologues et les sexologues en s’appuyant sur des travaux de biologistes affirment que  la masturbation est un moyen de prolonger la vie grâce au maintien des hormones en état de marche.

ça soulage la douleur !

Certaines femmes témoignent s’être masturbées au moment de l’accouchement (cf : accouchement et clitoris), d’autres évoquent l’utilisation de la masturbation pour soulager la douleur lors d’une inflammation urinaire ou une mycose.

Clitoridienne ou vaginale

Le clitoris est un organe complexe très innervé, donc très sensible, dont la face interne entoure le vagin, comme exposé dans la  partie anatomie. Le plaisir féminin n’est donc pas vaginal ou clitoridien mais les deux !

La sensibilité variant d’un individu à l’autre, certaines femmes seront plus réceptives aux stimulations externes alors que d’autres préfèreront la pénétration. Et elles sauront d’autant mieux ce qui leur convient qu’elles auront appris à se connaître progressivement au gré de leurs découvertes intimes et sans tabou.