Le clitoris fait partie du complexe clitoro-urétro-vaginal qui comprend les petites et grandes lèvres, le vagin, le clitoris et l’urètre. Il est interdépendant avec d’autres organes et glandes qui, lors de l’excitation sexuelle, forment une danse.
C’est un organe érectile, mobile et extrêmement sensible.

Mécanique clitoridienne

C’est l’ensemble de la région périnéale de la femme qui est sensible aux stimulations. Cette région inclus le clitoris, les grandes et petites lèvres, le vagin, les voies urinaires et la région anal. L’érection clitoridienne peut-être déclenchée par les caresses et/ou la masturbation d’une partie ou de l’ensemble de cette zone.
Elle peut également être provoquée par d’autres stimulis sensoriels, qu’ils soient tactiles (autre partie du corps, tel que le lobe des oreilles, l’aine, … cela étant propre à chaque femme), visuels, auditifs, olfactifs ou gustatifs.

Quand il est stimulé le clitoris double de volume, le genoux clitoridien se déplie vers l’avant, le gland sort alors de son prépuce.

Clitoris au repos

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Clitoris stimulé

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Lors de la pénétration, les sommets des corps caverneux s’entrechoquent, les bulbes clitoridiens sont compressés, et le clitoris double de volume.

Au moment de l’orgasme, cela provoque des contractions réflexes périnéales. Lors de ces contractions,  le gland clitoridien est poussé en avant et descend pour s’offrir au frottement.

Conférence vidéo d’Odile Buisson : Le point G et l’orgasme féminin

Activité neuronale

La stimulation de la vulve déclenche des influx nerveux qui voyagent par les nerf honteux et d’autres nerfs sacrés jusqu’à la moelle épinière. Ces sensations produisent un réflexe au niveau de la moelle épinière qui produira l’érection du clitoris. Ce sont les influx du système nerveux parasympathique qui déclanchent la dilatation des artères et la constriction des veines des organes érectiles du clitoris. Ceci provoque un apport de sang, une augmentation de la pression : c’est l’érection du clitoris.
Ces influx participent également à la constriction du muscle bulbo-spongieux qui ressert l’orifice vaginal et stimule davantage lors de la pénétration.
Lors de l’orgasme on a pu constater par IRM que le noyau du cervelet est en activité, mais qu’il n’y en a pas au niveau du cortex, en raison du lâcher prise.

Lubrification

Quand il y a stimulation sexuelle l’ensemble des organes féminins passe en phase d’excitation. Le cerveau décroche, la peau devient sensible et les organes génitaux s’activent : tout le monde est prêt !

Les glandes de Bartholin (cf anatomie) sécrètent alors un liquide qui lubrifie l’entrée du vagin pour faciliter les caresses et la pénétration.

Les glandes de sken  (cf anatomie) sécrètent un liquide translucide comme de l’eau, qui n’est pas de l’urine, sortant par deux petits orifices situés près du méat urinaireC’est durant la phase d’excitation que ces glande se gorgent plus ou moins en liquide. Le volume émis peut donc être faible et passer inaperçu. Il peut aussi être important et être éjecté alors avec vigueur : c’est l’éjaculation féminine.
Il peut y avoir orgasme sans éjaculation féminine et inversement.

Femme fontaine : Se dit d’une femme qui secrète une quantité importante de liquide, produite par les glandes de sken, lors de la stimulation sexuelle. A ce jour nous savons que toutes les femmes (sauf anomalie) ont des glandes de sken et que donc chacune peut produire ce liquide. Pour en savoir plus  secret de fontaine

L’Orgasme

Lorsque la stimulation clitoridienne (cf « clitoridienne ou vaginale ») est à son maximum, la femme peut atteindre l’orgasme, celui-ci s’accompagne de contractions réflexes des organes génitaux.

Le point G (cf : anatomie)

Quand cette zone anatomique est stimulée cela provoque pour grand nombre de femme une forte excitation sexuelle pouvant mener à un orgasme intense accompagné d’une éjaculation libérée par les glandes de sken. En effet ce point G n’est autre que la stimulation de la zone où se trouve les glandes de sken. L’éponge urétrale se compose de tissu érectile qui se gonfle de sang pendant l’activité sexuelle pour comprimer l’urètre afin d’empêcher la sortie d’urine.

point G (N)

Les hormones

Œstrogène, progestérone, endorphine, ocytocine et prolactine, adrénaline sont autant d’hormones qui jouent un rôle dans la vie sexuelle féminine.

Désir sexuel

S’il est possible de faire l’amour tous les jours, le désir sexuel s’inscrit dans le cycle menstruel féminin en lien avec l’ovulation.
Ce cycle a une durée moyenne de 28 jours au cours duquel le taux d’oestrogène augmente en phase pré-ovulatoire puis c’est au tour de la progestérone une fois l’ovulation passée.

Les œstrogènes augmentent le désir sexuel tandis que la progestérone le diminue. Ainsi la libido est à son maximum autour de la période ovulatoire.

La prolactine, qui joue un rôle dans les différents aspects des comportements de maternage et notamment la production de lait, est également sécrétée après l’orgasme. En effet sont taux dans le sang double et reste élevé durant plus d’une heure.
D’après une équipe Allemande de l’Université d’Essen, la prolactine aurait donc un effet inhibiteur sur le désir sexuel, en entraînant une période réfractaire à toute stimulation sexuelle après l’orgasme.
Le taux élevé de prolactine pendant les mois qui suivent la naissance et la durée de l’allaitement, explique pourquoi les femmes éprouvent peu de désir sexuel durant cette période.
source : Article  doctissimo.

Durant l’amour

Les caresses et les relations sexuelles menant à l’orgasme, provoquent la libération d’endorphines, dont la fonction première est d’être un antidouleur et d’apporter un sentiment de détente et de plénitude.

L’ocytocine, hormone de l’Amour, est sécrétée (environ après 4 minutes de contact en physique) lors des baisers, câlins et ébats amoureux, d’autant plus abondamment que le plaisir est intense. L’orgasme permet donc d’arriver à un pic élevé d’ocytocine. Elle procure un sentiment de bien être et d’attachement.

Il y a également une augmentation du taux d’adrénaline après l’orgasme.

Les fonctions du clitoris

Avoir du plaisir

Là-dessus tout le monde s’accorde : le clitoris sert à donner du plaisir.

Renforcer les liens d’attachement

Grâce à la sécrétion d’ocytocine, dont le taux va de paire avec l’intensité du plaisir, il semble logique que l’orgasme atteint par la stimulation clitoridienne, favorise le lien d’attachement.

Faciliter la reproduction

Les contractions vaginales et utérines, provoquées par l’orgasme clitoridien, facilitent la progression des spermatozoïdes du vagin vers l’utérus. De même que les sécrétions vaginales et utérines offriraient un milieu favorable aux déplacements des spermatozoïdes.

Jouer un rôle dans l’accouchement

Lors du passage du bébé dans le vagin le clitoris est comprimé et stimulé. Il peut également être sollicité par masturbation pour se procurer de la détente et soulager la douleur.
(cf : accouchement et clitoris)