Pourquoi j’ai mal au clitoris ? Des douleurs bénignes aux pathologies

Mal au clitoris ? Ce petit organe peut être victime d’atteintes plus ou moins graves. Découvrez la liste des petits maux, pathologies clitoridiennes et malformations. Si vous avez des questions, rapprochez vous d’un professionnel de santé.

Les petits maux du clitoris

Si vous vous demandez « pourquoi j’ai mal au clitoris ? », cherchez dans cette liste, la réponse y est sûrement. Vous y retrouverez des affectations plutôt bénignes, mais à surveiller bien sûr.

1. Les microfissures du clitoris

Les microfissures du clitoris sont des blessures qui peuvent être dues à des caresses ou une pénétration trop brutale, des coups d’ongle ou bien de rasoir.

2. La mycose

La « mycose clitoridienne » ou médicalement appelée mycose vaginale, est une infection du vagin due à un champignon ou levure. Elle peut se manifester par une irritation, des pertes vaginales anormales et une inflammation du vagin, des lèvres et du clitoris.
Pour en savoir plus : ameli-sante.fr : reconnaître une vaginite

3. L’herpès génital

L’herpès génital est une infection transmissible sexuellement qui peut atteindre la zone du clitoris. Les symptômes sont des lésions minimes ou modérées d’herpès, ou des lésions génitales ou avoisinantes plus importantes et douloureuses.
Pour en savoir plus : ameli-sante.fr : reconnaître un herpès génital

4. Irritations et démangeaisons du clitoris

Elles peuvent être dues à un pantalon trop serré, un savon non adapté, un gel intime, des sex-toys, piercing intimes, selle de vélo, ou encore la barbe de votre partenaire…

Les pathologies clitoridiennes

« Les pathologies clitoridiennes s’accompagnent souvent de troubles sexuels et entraînent des troubles de l’érection du clitoris, et par conséquent, une diminution du plaisir sexuel de la femme, mais également de l’homme. En effet, l’extrusion du clitoris au moment de l’érection permet lors du va et vient, au moment du coït, d’entretenir une stimulation du nerf dorsal du pénis en érection par frottement. » – Aubin Alexandra : Pathologies du Clitoris

1. Le syndrome d’insuffisance vasculaire

C’est la diminution du débit sanguin. Bien que d’autres facteurs interviennent également, la diminution de l’apport sanguin peut participer à l’absence de réponse sexuelle locale (défaut de vasodilatation et/ou de lubrification). À long terme, la diminution de la vascularisation peut entraîner une faiblesse des muscles de la paroi vaginale et du tissu érectile clitoridien.
Urofrance : causes vasculaires

2. Le syndrome d’Alcock (nerf pudendal)

L’atteinte (généralement compression) du nerf pudendal peut survenir après chirurgie orthopédique, accouchement voire après une simple chute sur les fesses ! Les stations assises prolongées « inconfortable » peuvent également être à son origine (par exemple le cyclisme).
Les causes favorisantes sont une inflammation ou une neuropathie préexistante facilité par le diabète, l’éthylisme, la polyarthrite rhumatoïde ou l’insuffisance rénale des dialysés.
Le type de douleur qui prédomine dans cette affection est la sensation de brûlure. Elle est uni ou bilatérale et se manifeste principalement dans la zone rectale, périnéale, urétrale et/ou organes génitaux (clitoris, vagin). Elle peut également, lors de forte crise, se propager en avant dans les cuisses. C’est véritablement une sensation de cuisson très puissante qui est décrite par les malades.
Le traitement consiste en une infiltration de lidocaïne ou une intervention (neurolyse ou décompression) chirurgicale.
Esculape : atteinte du nerf pudendal

3. Atteinte du système nerveux

La chirurgie pelvienne, de même que la radiothérapie ou la curiethérapie, par un double mécanisme d’atteinte vasculaire et neurologique sont des causes des troubles de l’excitation.
Urofrance : causes neurologiques

4. Problèmes hormonaux

La carence en œstrogène entraîne une diminution du débit sanguin clitoridien et vaginal.
Urofrance : causes endocriniennes

5. Facteurs psychologiques

Parmi les situations psychologiques impactant négativement le désir et l’excitation, on retrouve : 

  • des antécédents d’agressions sexuelles ou de négligence dans l’enfance,
  • des expériences traumatisantes durant la puberté,
  • le stress et l’anxiété,
  • une mauvaise relation avec le partenaire.
    Urofrance : facteurs psychologiques

6. Le Syndrome d’Excitation Génitale Permanent (SEGP)

Le syndrome d’excitation sexuelle permanent est une entité peu connue. Il est défini par l’apparition d’une excitation sexuelle spontanée, persistante et intense en l’absence de tout désir sexuel. Les patientes sont probablement infiniment plus nombreuses que les cas rapportés, en raison de la méconnaissance de ce symptôme.
Urofrance : le syndrome d’excitation sexuelle permanent

7. L’épisiotomie, ou clitorotomie

Le terme « clitorotomy » a été suggéré par la sage-femme Anne Frye, pour remplacer le terme d’épisiotomie. Du fait que toute épisiotomie tranche des nerfs appartenant à la structure clitoridienne.

8. L’excision

« Les mutilations sexuelles, que ce soit l’excision (ablation du clitoris partielle ou totale) ou l’infibulation (circoncision pharaonique qui consiste à l’ablation totale du clitoris, des petites lèvres et des grandes lèvres à l’entrée du vagin) retentissent de façon évidente sur la réponse génitale féminine et sur son ressenti subjectif. » – Urofrance : troubles de l’excitation chez la femme

Les conséquences, immédiates comme ultérieures, sont nombreuses et graves, parfois mortelles. Retrouvez mon article à ce sujet : Quel est le but de l’excision ? Croyances et risques de la mutilation génitale

Le Dr Foldès a mis au point une technique de réparation du clitoris (cf. vidéo du Magazine de la santé).

Les malformations du clitoris

Les malformations du clitoris peuvent être de naissance ou bien se découvrir plus tard. Elles seront visibles physiquement et chacune peut causer des douleurs.

1. L’hypertrophie clitoridienne

Une hypertrophie clitoridienne se définit par une augmentation de la taille du clitoris.

2. L’invagination du clitoris

L’invagination du clitoris est une malformation qui consiste en un clitoris « rentré ».

3. Le phimosis clitoridien

Le capuchon du clitoris ferme et enserre le clitoris qui empêche celui-ci de sortir. Une opération peut être nécessaire pour soulager cette atteinte.

4. L’épispadias féminin

L’épispadias est une malformation génito-urinaire congénitale et se caractérise chez les femmes par un clitoris bifide (fendu en deux) et une fente de l’urètre variable.

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